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Les chapitres, page 07 / 25

Ch. 2, Méthodologie de la recherche

Rédigé et rendu au draft 11 du 10 août 2026 : 38 pages mesurées hors annexe. Huit sections, six équations numérotées 2.1 à 2.6, quatre tableaux dans le corps et quatre en annexe. Seuls le .rmd et le draft 11 font foi : les drafts 3 à 10 sont remplacés.

Squelette

38 p.mesurées, hors annexe
8sections, 2.1 à 2.8
6équations, 2.1 à 2.6
4 + 4tableaux, corps et annexe
Tableau 07.1, Sections du chapitre rendu
SectionObjetPorte
2.1 Conception de la rechercheNature (données secondaires), paradigme, devis, alternatives écartées, unité d'analyse, hypothèsesArchitecture et type d'inférence
2.2 Population et corpusPopulation cible, critères d'inclusion, périmètres effectifs, corpus de 40 rapportsTableau 2.1, périmètres
2.3 Sources et préparationSept sources, description par instrument, extraction, harmonisation, traitement, voisinage et variablesTableau 2.2, sources
2.4 Analyse des donnéesDescriptif, tests non paramétriques, modèle principal, extension spatiale, réponse humanitaire, outilsÉquations 2.1 à 2.6
2.5 Validité et rigueurValidité interne, cinq diagnostics, six spécifications de robustesse, reproductibilitéTableau A.4, diagnostics
2.6 ÉthiqueConsentement et responsabilité, conservationAucune donnée personnelle
2.7 LimitesDouble statut du terme spatial, champ restreint du modèle de fluxTableau 2.3, contraintes et résidus
2.8 RésuméRécapitulatif de la stratégie empirique, hypothèse par hypothèseTableau 2.4, récapitulatif

Le principe du chapitre : chaque décision de méthode est justifiée par une propriété des données plutôt que par une convention disciplinaire, et chaque limite est nommée et quantifiée avant que le lecteur ne la découvre. L'annexe (tableaux A.1 à A.4) ne relève pas du décompte de pages.

Conception : ce que le chapitre s'autorise à conclure

Section 2.1 du rendu. Quatre décisions d'architecture, chacune avec sa raison décisive.

Données secondaires, par nécessité scientifique

Sept bases ouvertes et 40 rapports. La raison décisive : l'insécurité rend inaccessibles les communes les plus touchées, celles-là mêmes où le déplacement se forme. Une collecte primaire aurait exclu les territoires les plus exposés, et ce biais serait corrélé à la variable d'intérêt, l'une des configurations les plus problématiques d'échantillonnage.

Étude de cas unique, instrumentale

Au sens de Stake (1995) : le cas haïtien documente une relation générale entre violence, déplacement et réponse humanitaire, qui dépasse le territoire considéré. Dispositif corrélationnel longitudinal, complété par des comparaisons transversales, en trois composantes : descriptive et cartographique, corrélationnelle sur panel commune-mois, comparative et transversale.

Associations, jamais effets

Ni expérimentation, ni quasi-expérimentation : aucune assignation contrôlée, aucune discontinuité exploitable, aucun instrument crédible. Le dispositif produit des associations conditionnelles, à conditions comparables. Cette contrainte commande le vocabulaire de tout le mémoire (§ 2.1.3).

La commune, par recensement

Unité d'analyse : la commune, identifiée par son Pcode Admin2, niveau le plus fin partagé par toutes les sources et échelle réelle de la planification. Aucun échantillon : toutes les communes documentées entrent au dispositif, l'inférence porte sur le processus qui engendre les volumes, pas sur une population de communes plus large (§ 2.2.1).

La démarche est hypothético-déductive : les trois hypothèses sont formulées au chapitre 1 à partir du cadre théorique et conceptuel, leurs signes attendus sont fixés avant toute estimation, et le chapitre 2 les rappelle au § 2.1.6 avant de les soumettre aux données. Un résultat contraire à l'attente conduit au rejet, sans révision a posteriori.

Périmètres effectifs

Section 2.2.3 et tableau 2.1 du rendu. De la population cible aux champs réellement analysés.

Tableau 07.2, De la population cible aux périmètres analysés (tableau 2.1 du mémoire)
Champ d'analyseUnitéObs.CommunesCe qui fixe la borne
Population ciblecommune140140Référence COD
Panel de suivi (violence et flux)commune-mois5 97713943 mois ; Fonds-Verrettes hors évaluations de base
Estimation de H1commune-mois1 16127Origine géolocalisée par l'ETT
Concentration à l'origine (H2)commune2727Communes citées en origine
Concentration à l'accueil (H2)commune7474Communes citées en accueil
Réponse humanitaire (H3, longitudinal)commune-millésime8291408 relevés du 3W
Contraintes d'accès (H3)commune-millésime7001405 millésimes retenus
Coupe communale (équation 2.6)commune139139Communes du suivi de stock
Matrice de voisinagecommune138138632 liens ; deux îles sans voisine

Source : tableau 2.1 du draft 11, calculé par la chaîne de préparation. COD : jeux de données opérationnels communs. ETT : Emergency Tracking Tool. 3W : registre Who Does What Where.

Le champ de H1, 27 communes, n'est pas une lacune mais une propriété documentée des instruments : l'ETT est la seule source ouverte qui géolocalise la commune d'origine. Ces 27 communes concentrent 86,8 % des événements de violence recensés et, au dernier cycle d'évaluation, 36,9 % du stock national de personnes déplacées, soit 539.045 sur 1.461.036. Port-au-Prince n'explique pas cette couverture : une fois la capitale retirée, les 26 communes restantes captent encore 63,6 % des événements survenus dans le reste du pays.

Préparation : les trois décisions qui engagent

Sections 2.3.3 à 2.3.6 du rendu. Le détail opératoire est reporté aux tableaux A.1 à A.3.

Zéros et valeurs extrêmes, deux choix prudents

Les absences de mouvements sont comptées comme des zéros, non comme des manquants : 98,1 % des couples commune-mois du panel sont nuls, ce qui réduit mécaniquement les associations mesurées. Les valeurs extrêmes sont intégralement conservées, y compris les 34.144 départs de Port-au-Prince en mars 2025, 5,8 % du flux total : les écarter détruirait l'objet même de H2, qui porte sur la concentration.

La décision la plus importante du chapitre : la règle de répartition

468 des 1.821 enregistrements de l'ETT, 28,5 % des personnes, citent plusieurs communes d'origine sans répartition. Ils se ramènent à cinq déplacements de masse, dont celui du 5 mars 2025 : 42.538 personnes attribuées sans distinction à Port-au-Prince, Delmas, Pétion-Ville et Tabarre. La règle retenue répartit les personnes à parts égales entre les communes citées. La règle restrictive, qui n'aurait gardé que les épisodes à origine unique, écarterait de façon systématique le mécanisme même que H1 met à l'épreuve, une attaque qui fait partir tout un voisinage. L'attribution à la première commune citée est écartée pour une raison distincte : 324 des 468 enregistrements listent les communes par ordre croissant de code administratif, ce qui aurait favorisé les petits numéros.

Le coût est assumé et nommé : combinée au géocodage d'ACLED, la règle reproduit la configuration que le terme spatial doit détecter, des départs sans violence enregistrée aux abords d'une commune qui la concentre. D'où la règle de lecture de la section 2.7.1.

Voisinage : la frontière, pas le point de contact

Deux communes sont voisines si elles partagent une frontière, au moins deux sommets consécutifs du contour ; le contact en un point n'est pas une frontière franchissable et n'ajouterait que cinq paires sur 316. La matrice compte 632 liens orientés entre 138 communes, 4,58 voisines en moyenne ; Île-à-Vache et La Tortue n'ont pas de voisine terrestre. Elle est standardisée par ligne : la violence de voisinage est une moyenne, pas une somme.

Harmonisation : appariement par code Pcode et jamais par nom (22 lignes du 3W sur 23.370, soit 0,09 %, rattachées par table de correspondance validée), correction du code HT0616 en HT0622, fenêtres de violence antérieures aux rounds qu'elles expliquent (tableau A.2). Extraction en quatre vagues du 6 mai au 23 juillet 2026, puis gel du dossier brut : la date de clôture distingue un écart d'analyse d'une révision de source. La quasi-colinéarité entre violence politique et ciblage des civils (corrélation 0,967) est requalifiée : le ciblage est une sous-catégorie de la violence politique dans la nomenclature ACLED, la seconde mesure n'est qu'un contrôle de construction.

Méthodes : un dispositif par hypothèse

Section 2.4 du rendu. Six équations, présentées une à une sur les fiches du dossier.

Tableau 07.3, Récapitulatif de la stratégie empirique (tableau 2.4 du mémoire)
HypothèseVariable expliquéeMéthodeChamp
H1, générationFlux sortant mensuel, en individusPoisson à effets fixes croisés, éq. 2.227 communes, 1 161 obs.
H1, débordementIdemRetard spatial de la violence, éq. 2.3Idem, matrice de 632 liens
H2, concentrationVolumes communaux, départ et arrivéeGini et bootstrap de l'écart, éq. 2.127 origines, 74 accueils
H3, associationOrganisations présentesRangs de Spearman et test de Wilcoxon139 communes
H3, réallocationIdemEffets fixes croisés et différences premières, éq. 2.4 et 2.5140 communes, 8 millésimes
H3, capacitéIdemCoupe avec sévérité d'accès, éq. 2.6139 communes

Source : tableau 2.4 du draft 11. Les fiches détaillées, formule par formule, sont sur la carte des équations.

Deux règles de lecture fixées avant l'estimation

Le débordement se lit hors aire métropolitaine. Estimé sur l'ensemble du champ, le coefficient de voisinage agrège le phénomène et deux artefacts, le géocodage d'ACLED et la règle de répartition. La seconde composante de H1 est donc éprouvée sur la spécification excluant l'aire métropolitaine (§ 2.5.2) ; l'estimation sur le champ complet est rapportée mais ne porte pas la conclusion.

Un coefficient nul ne suffit pas. Pour H3, l'absence de réallocation n'est retenue que si l'intervalle de confiance du coefficient intracommunal exclut le coefficient inter-communes tout en restant compatible avec un effet nul. Aucune conclusion négative n'est tirée de la seule valeur-p, ni au volet longitudinal ni à la coupe d'accès.

Le modèle principal s'impose par les propriétés de la variable : flux nul pour 90,2 % de l'échantillon d'estimation, rapport variance sur moyenne de 12.795. Une régression linéaire prédirait des flux négatifs, un logarithme exclurait les zéros. Le pseudo-maximum de vraisemblance de Poisson n'exige que la bonne spécification de l'espérance conditionnelle, écarts-types robustes groupés par commune. L'identification repose sur la variation intracommunale : huit communes seulement cumulent violence enregistrée et flux documenté, ce qui motive l'élargissement spatial de la mesure.

Validité, robustesse, éthique

Sections 2.5 et 2.6 du rendu. Cinq diagnostics ciblés, six spécifications, deux chaînes.

  • Cinq diagnostics, chacun contre une menace nommée (tableau A.4) : surdispersion (12.795), colinéarité des deux termes de violence écartée (corrélation −0,327, VIF 1,12), indices de Moran par permutation sans autocorrélation résiduelle détectable, autocorrélation temporelle prise en charge par le groupement, test de Ramsey dont la seule variante qui rejette porte sur les effets fixes et non sur la forme des variables (élasticité déplacée de 2,27 à 2,13 par le contre-test quadratique).
  • Trois diagnostics écartés et dits : normalité des résidus sans objet, hétéroscédasticité neutralisée par les écarts-types robustes, test de Hausman écarté par justification théorique, l'enclavement et l'implantation des groupes armés étant corrélés à la violence.
  • Six spécifications pour H1 : principale, sans effets fixes temporels, violence retardée d'un mois, hors Port-au-Prince, hors aire métropolitaine (celle qui porte la conclusion du débordement), épisodes à origine unique. Quatre conventions de groupement des écarts-types, sans effet sur la significativité du coefficient de voisinage.
  • Double implémentation R et Python : les six spécifications de H1 concordent à la troisième décimale. La confrontation a révélé quatre défauts de chaîne, corrigés les 2 et 3 août 2026 sans qu'aucune conclusion ne change.
  • Éthique : aucune donnée personnelle, agrégation communale à la source, consentement hérité des dispositifs humanitaires invérifiable et assumé comme tel, fichiers bruts non redistribuables, chaîne scriptée et graines fixées pour la traçabilité.

Limites : nommées, quantifiées, parées

Section 2.7 et tableau 2.3 du rendu.

Double statut du terme spatial (§ 2.7.1). Le retard spatial opérationnalise l'hypothèse du débordement et compense en même temps la perte d'information du géocodage d'ACLED, qui ne renseigne la violence locale que pour 40 communes et la porte à 110 par contiguïté. Le coefficient de voisinage du modèle d'ensemble mêle donc débordement réel et artefacts de mesure : d'où la lecture sur la spécification hors aire métropolitaine.

Champ restreint du modèle de flux (§ 2.7.2). Imputer un flux nul aux communes non documentées puis estimer sur le panel national redonne exactement les coefficients du panel restreint : la vraisemblance de Poisson élimine d'elle-même les groupes identiquement nuls. La couverture suit d'abord la contrainte d'accès : un logit associe à la sévérité un coefficient de 1,907 (p = 2,0 × 10⁻⁸) quand la violence n'y prédit rien, la probabilité d'être documentée comme origine passant de 2,7 % en accès ouvert à 73 % au niveau 2. Les résultats de H1 ne sont pas généralisables au-delà des 27 communes, et le mémoire s'interdit toute extrapolation.

Tableau 07.4, Contraintes, parades et résidus (tableau 2.3 du mémoire)
ContrainteParade retenueRésidu assumé
Champ du modèle de flux, 27 communesSeule source géolocalisant l'origine ; le champ coïncide avec le phénomèneRien n'est établi pour les 113 autres communes
Couverture de la violence locale, 40 communesRetard spatial, qui porte la mesure à 110 communes8 communes à l'intersection ; violence mal mesurée en éq. 2.6
Héritage des données secondairesProtocole de chaque source décrit ; quatre producteurs triangulésCatégories, seuils et rythme décidés hors de la recherche
Échelle communaleDénominateur commun et échelle de décisionAucune inférence au niveau des ménages
Absence d'identification causaleEffets fixes croisés, ordre temporel, six spécificationsVocabulaire d'association imposé dans tout le mémoire
Reproductibilité sans dépôt tiersChaîne scriptée, gel, graines fixées, double implémentationVérification ouverte au destinataire, non au public
Consentement héritéAucune donnée personnelle, agrégation communaleConsentement invérifiable, réemploi assumé

Source : tableau 2.3 du draft 11. Les deux premières contraintes sont développées aux sous-sections 2.7.1 et 2.7.2 du rendu.

Annexe du chapitre

Quatre tableaux qui documentent le dispositif sans être nécessaires à la lecture. Hors décompte de pages, chacun gardant un appel dans le corps.

Tableau 07.5, Les quatre tableaux d'annexe du chapitre 2
TableauContenuAppelé en
A.1, grille d'extractionPour chaque source : fichier retenu, maille livrée, filtres, agrégation, variable produite. La population se somme, la sévérité d'accès se prend au maximum.§ 2.3.3
A.2, correspondance des roundsRounds 0 à 13 et la fenêtre de violence que chacun clôt ; le rattachement préserve l'antériorité de la cause supposée.§ 2.3.4
A.3, dictionnaire des variablesDix variables, leur maille, leur rôle et leur forme (comptage, ln(1+x), ordinal). Les libellés sont les noms réels des colonnes de donnees/generees/.§ 2.3.6
A.4, diagnostics conduitsSurdispersion, corrélation et VIF, quatre indices de Moran, Ramsey en trois variantes, contre-test quadratique.§ 2.5.1

Les valeurs détaillées de A.4 sont reprises sur la page Outils auxiliaires et dans les fiches d'équation concernées.

Failles et à-faire

Sous-sections en italique contre le gras du protocole

Le rendu compose les sous-sections (2.x.y) en 14 pt italique, par choix d'autrice, alors que la transcription du protocole (§ 2.3.1) exige le gras pour tous les titres. La transcription étant faite sur un scan, le point est à vérifier sur le protocole d'origine avant toute modification, puis à trancher avec le directeur en même temps que la contradiction interne relevée sur la page Squelette.