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Les équations · page 24 / 26

Généalogie d'ensemble

Deux siècles de statistique condensés dans six équations. Aucune des méthodes du mémoire n'a été inventée pour l'étude des déplacements : toutes viennent d'ailleurs, et le travail a consisté à choisir dans cet héritage.

La frise, toutes équations confondues

Les points pleins marquent les contributions décisives pour le mémoire.

La frise rassemble les contributions dans l'ordre chronologique. Elle rend visible un fait utile à rappeler en introduction de soutenance : le travail méthodologique a consisté à choisir, parmi cet héritage, les outils dont la structure correspondait à celle de nos données. Le détail de chaque filiation est sur la fiche de l'équation concernée.

1805

Adrien-Marie Legendre

Moindres carrés, pour le calcul des orbites de comètes. Éq. 3.6

1809

Carl Friedrich Gauss

Justification probabiliste des moindres carrés. Éq. 3.6

1837

Siméon Denis Poisson

Loi des événements rares. Éq. 3.2, 3.3

1886

Francis Galton

Le mot et le concept de régression. Éq. 3.6

1897

George Udny Yule

Régression multiple et corrélation partielle. Éq. 3.6

1904

Charles Spearman

Corrélation de rang. Section 4.5

1905

Max Otto Lorenz

Courbe de concentration. Éq. 3.1

1912

Corrado Gini

Indice de concentration. Éq. 3.1

1922

Ronald A. Fisher

Maximum de vraisemblance. Éq. 3.2

1933

Ragnar Frisch et Frederick Waugh

Théorème de partialisation, base des effets fixes. Éq. 3.4

1945

Frank Wilcoxon

Test de comparaison par les rangs. Section 4.5

1947

Henry Mann et Donald Whitney

Statistique U, forme moderne du test. Section 4.5

1948

Jerzy Neyman et Elizabeth Scott

Problème des paramètres incidents. Éq. 3.2

1950

Patrick A. P. Moran

Statistique d'autocorrélation spatiale. Diagnostic de l'éq. 3.3

1961

Yair Mundlak

Premier usage des effets fixes contre l'hétérogénéité inobservée. Éq. 3.4

1963

Michael Lovell

Généralisation du théorème de Frisch-Waugh. Éq. 3.4

1966

Pietro Balestra et Marc Nerlove

Modèle à composantes d'erreur. Éq. 3.4

1970

Waldo Tobler

Première loi de la géographie. Éq. 3.3

1972

John Nelder et Robert Wedderburn

Modèles linéaires généralisés. Éq. 3.2

1973

Amartya Sen

Formulation du Gini par les rangs, celle de l'équation 3.1.

1973

Andrew Cliff et Keith Ord

Matrice de poids spatiaux et inférence. Éq. 3.3

1978

Jerry Hausman

Test de spécification effets fixes contre effets aléatoires. Éq. 3.4

1979

Bradley Efron

Bootstrap. Test de l'éq. 3.1

1980

Halbert White

Covariance robuste à l'hétéroscédasticité. Toutes les équations

1984

Gouriéroux, Monfort et Trognon

Théorème de convergence de la pseudo-vraisemblance. Fondement de l'éq. 3.2

1984

Hausman, Hall et Griliches

Poisson de panel à effets fixes. Éq. 3.2

1987

Manuel Arellano

Écarts-types groupés en panel. Éq. 3.2 à 3.5

1988

Luc Anselin

Cadre moderne de l'économétrie spatiale. Éq. 3.3

1999

Jeffrey Wooldridge

Robustesse complète du Poisson à effets fixes. Éq. 3.2

2006

Santos Silva et Tenreyro

Généralisation du PPML en économie appliquée. Éq. 3.2

2009

James LeSage et R. Kelley Pace

Effets directs et indirects en économétrie spatiale. Cité pour écarter le SAR

2012

Steve Gibbons et Henry Overman

Critique de l'usage réflexe des modèles autorégressifs spatiaux. Éq. 3.3

2015

Halleck Vega et Elhorst

Défense du modèle SLX comme point de départ. Justification directe de l'éq. 3.3

2020

Correia, Guimarães et Zylkin

Algorithme de Poisson à effets fixes de grande dimension. Éq. 3.2, 3.3

2024

Chen et Roth

Problèmes des transformations logarithmiques avec zéros. Éq. 3.2

Ce que la frise permet de dire en une phrase

Le mémoire mobilise des outils dont l'ancienneté va de deux siècles à deux ans, et cette amplitude est un argument : elle montre que le choix de chaque méthode a été fait sur la structure des données du cas haïtien, non par appartenance à une école ou à une mode méthodologique.