Squelette
| Section | Objet | Teste |
|---|---|---|
| 4.1 Introduction du chapitre | Annonce de l'organisation, une section par hypothèse | sans objet |
| 4.2 La géographie de la violence et du déplacement | Évolution temporelle, transformation territoriale, profil spatial de la violence | Descriptif |
| 4.3 Les déterminants territoriaux du déplacement | Descriptif de la relation, modèle PPML, décrochage, robustesse et débordement | H1 |
| 4.4 La concentration territoriale du déplacement | Gini sortants, Gini entrants, comparaison, déciles | H2 |
| 4.5 La réponse humanitaire face à la géographie du déplacement | Distribution territoriale, besoins contre réponse, contraintes d'accès, comparaison temporelle | H3 |
| 4.6 Synthèse des résultats | Trois verdicts et leur ligne directrice pour la planification | sans objet |
Les résultats sont énoncés au passé et rapportés à leur mesure, comme l'exige le protocole. Leur interprétation est renvoyée au chapitre 5.
La crise en chiffres
| Année | Événements | Individus déplacés | Part (%) | Individus / événement |
|---|---|---|---|---|
| 2023 | 310 | 91 027 | 15,4 | 294 |
| 2024 | 545 | 144 565 | 24,4 | 265 |
| 2025 | 623 | 273 212 | 46,1 | 439 |
| 2026 | 343 | 83 814 | 14,1 | 244 |
2026 : données partielles, janvier à juillet. Le rapport individus par événement a crû sur la période : les mouvements ne se sont pas seulement multipliés, ils se sont alourdis.
Trois phases. Une première, en 2023, comparativement contenue. Une deuxième, en 2024, marquant une accélération nette. La troisième, en 2025, portant le phénomène à son intensité maximale, avec plus que les deux années précédentes réunies. Le pic mensuel a été atteint en mars 2025, avec 72 690 individus déplacés en un mois, au moment des grandes offensives sur la zone métropolitaine et l'Artibonite. Le stock a atteint 1 459 693 personnes au dernier round.
| Origine | Accueil | Individus | Événements |
|---|---|---|---|
| Centre | Ouest | 5 059 | 17 |
| Artibonite | Ouest | 2 217 | 6 |
| Artibonite | Centre | 1 717 | 11 |
| Centre | Nord | 1 690 | 7 |
| Ouest | Sud-Est | 1 000 | 6 |
| Centre | Artibonite | 814 | 8 |
| Ouest | Artibonite | 682 | 9 |
| Ouest | Nippes | 660 | 6 |
| Ouest | Centre | 451 | 12 |
| Ouest | Sud | 227 | 9 |
Corridors interdépartementaux, origine différente de destination. Le sens de circulation traduit une fuite des zones de conflit vers des départements perçus comme plus sûrs, et non une attraction économique de la capitale.
Port-au-Prince a dominé les deux classements : première commune génératrice avec 189 769 individus quittant son territoire, et parmi les premières réceptrices. Ce double statut est la signature de la crise : l'épicentre de la violence est aussi le principal foyer de départ.
H1, Violence et déplacement
Confirmée dans le champ des communes documentées comme génératrices. La violence armée est fortement, robustement et temporellement associée au déplacement sortant ; l'association résiste au contrôle du temps et à neuf spécifications, et elle déborde les frontières communales.
Le coefficient de la violence politique contemporaine s'établit à 2,233 (p = 3,7e-08) et demeure hautement significatif malgré les effets fixes mensuels. La violence retardée d'un mois reste significative à 1,517, ce qui établit l'ordre temporel : la violence précède le déplacement. Le débordement de voisinage atteint 1,182 (p = 0,0082) et fait passer l'identification de 7 à 25 communes. Toutes les spécifications sont dans les valeurs figées, tableau 15.1.
Le décrochage violence-déplacement
L'association d'ensemble n'épuise pas la question : pour la planification, l'intérêt se déplace vers les communes où violence et déplacement ne se correspondent pas.
| Type | Communes | Violence méd. | Flux sortant méd. | Stock IDP méd. | Orgs méd. | Sévérité accès moy. |
|---|---|---|---|---|---|---|
| A. Violence forte, déplacement fort | 5 | 1 322 | 38 863 | 14 742 | 17 | 2,80 |
| B. Violence forte, déplacement faible | 16 | 238 | 0 | 13 723 | 14 | 0,69 |
| C. Violence faible, déplacement fort | 8 | 0 | 17 428 | 17 137 | 12 | 2,25 |
| D. Violence faible, déplacement faible | 110 | 0 | 0 | 4 146 | 8 | 0,58 |
Communes suivies par le DTM, classées par la médiane de la violence cumulée et du flux sortant. Sévérité d'accès : échelle OCHA Overall de décembre 2025, moyenne par type.
Rampe de sévérité d'accès, échelle OCHA Overall
- Quatre niveaux, du moins au plus contraint. La pastille placée devant une valeur du tableau indique son niveau : les types B et D sont d'accès facile, les types A et C d'accès moyennement contraint. C'est ce contraste qui écarte l'explication de la sous-dotation par l'enclavement.
Le type B, violent mais sans départ enregistré, conserve sur place un stock élevé de déplacés avec un accès relativement facile (sévérité 0,69) : son décrochage tient à un déplacement de proximité ou à une sous-mesure des sorties, non à un enclavement. Le type C, à l'inverse, génère d'importants départs sans violence enregistrée sur son propre territoire : il relève du débordement spatial. Le modèle transversal isole 9 communes sous-prédites, 9 sur-prédites et, parmi celles-ci, 19 communes « piégées » cumulant violence forte, départ quasi nul et population déplacée présente.
La présence humanitaire suit la visibilité de la violence plus que le volume déplacé : elle culmine dans le type A avec une médiane de 17 organisations, alors que le type C, au stock le plus élevé, reste à 12.
H2, Concentration spatiale
Confirmée dans les deux dimensions postulées. Le déplacement est spatialement concentré à la génération comme à l'accueil, et l'absorption est significativement plus concentrée que la génération.
Les dix pour cent de communes les plus chargées concentraient 50 % de l'ensemble des personnes déplacées du pays, les vingt pour cent les plus chargées 66,5 %. Du côté des flux d'accueil, les dix pour cent des communes réceptrices les plus sollicitées absorbaient 66,9 % des entrées.
| Département d'origine | Flux total | Part (%) | Communes |
|---|---|---|---|
| Ouest | 328 885 | 55,5 | 13 |
| Artibonite | 153 091 | 25,8 | 8 |
| Centre | 102 636 | 17,3 | 3 |
| Sud-Est | 5 656 | 1,0 | 1 |
| Nord-Ouest | 2 350 | 0,4 | 1 |
H3, Réponse humanitaire
Partiellement vérifiée La réponse a suivi la géographie des besoins, mais imparfaitement : proportionnalité transversale modérée, subsistance de communes fortement touchées et sous-dotées, aucune réallocation dans le temps. L'imperfection ne tient pas à l'inaccessibilité, mais à un biais d'attention adossé à la visibilité de la violence.
La mise en correspondance DTM et 3W porte sur 139 communes, toutes disposant d'au moins une organisation : la couverture territoriale est universelle. Cette universalité est trompeuse si on la lit comme une adéquation, car elle porte sur le nombre d'organisations et non sur la complétude des services.
| Secteur / cluster | Communes couvertes | Organisations |
|---|---|---|
| Coordination, logistique et services support | 140 | 5 |
| Éducation | 121 | 14 |
| Nutrition | 89 | 41 |
| Santé | 89 | 7 |
| Protection des migrants | 82 | 29 |
| Protection générale | 75 | 14 |
| Sécurité alimentaire | 74 | 35 |
| Protection de l'enfant | 34 | 45 |
| VBG | 34 | 42 |
| EPAH (eau et assainissement) | 24 | 18 |
| Abris et BNA | 21 | 11 |
| CCCM (gestion des sites) | 8 | 19 |
Nombre de communes sur 140 et d'organisations distinctes par secteur, 3W de février 2026. Les secteurs les plus directement liés à l'accueil des déplacés, abri, eau et assainissement, gestion des sites, sont les moins étendus.
La dilution est le fait le plus parlant : rapporté au volume de déplacés, le nombre d'organisations a culminé à environ 32,7 pour dix mille déplacés en février 2024 avant de retomber à 8,8 au dernier millésime. La présence a crû en valeur absolue, mais bien moins vite que les besoins.
| Commune | Département | Stock IDP | Pression (%) | Violence | Orgs |
|---|---|---|---|---|---|
| Aquin | Sud | 37 233 | 29,0 | 17 | 8 |
| La Vallée | Sud-Est | 19 611 | 45,4 | 0 | 5 |
| Abricots | Grande Anse | 19 020 | 41,4 | 0 | 8 |
| Bainet | Sud-Est | 16 307 | 15,9 | 4 | 6 |
| Grand-Goâve | Ouest | 15 671 | 11,5 | 0 | 5 |
| Côtes de Fer | Sud-Est | 14 950 | 25,7 | 0 | 5 |
| Les Anglais | Sud | 12 751 | 34,6 | 0 | 8 |
| Plaisance | Nord | 11 890 | 15,6 | 12 | 8 |
| Limbé | Nord | 8 330 | 8,9 | 23 | 6 |
| Plaisance du Sud | Nippes | 8 144 | 25,4 | 0 | 7 |
| Baradères | Nippes | 7 361 | 15,2 | 0 | 8 |
| Anse Rouge | Artibonite | 6 894 | 14,5 | 0 | 8 |
Communes à stock d'IDP au-dessus de la médiane et présence humanitaire en dessous. Pression : déplacés en pourcentage de la population. Violence : événements ACLED cumulés. Ce sont les cibles naturelles d'un redéploiement : neuf des douze n'enregistrent aucune violence, et leur sévérité d'accès moyenne (0,33) est inférieure à celle des autres communes (0,85).
Failles et à-faire
Le chapitre appelle les modèles « équations 2.2 et 2.3 » (§ 4.3), « équation 2.6 » (§ 4.5) et « équations 2.4 et 2.5 » (§ 4.5.4), numérotation héritée du plan à quatre chapitres. Le chapitre 3 les numérote 3.1 à 3.6. Sept renvois à corriger, plus les notes de bas de tableau 4.16 et 4.18 qui portent la même numérotation.
La section 4.5.3 conclut que « la réponse se concentre au contraire sur l'épicentre actif et visible de la crise ». Cette formulation est plus forte que ce que les données autorisent, et le chapitre 5 § 5.2.4 la corrige déjà : le géocodage d'ACLED rattachant 63 % des événements nationaux à Port-au-Prince, la variable de violence mesure en partie l'appartenance au pôle capitale plutôt que l'exposition réelle.
Formulation à reprendre au chapitre 4 : la réponse se concentre sur le pôle métropolitain,
où coïncident le volume du déplacement, les sièges des organisations, la couverture médiatique et
la violence enregistrée, et elle néglige la périphérie d'accueil, accessible mais éloignée de
l'attention. Même correction à porter dans documents/Note_Acces_Severite.md.
Le tableau des spécifications compte neuf lignes et n'inclut pas la variante qui fusionne la zone
métropolitaine en un bloc unique, pourtant validée : β violence locale de 1,93 en
communes séparées contre 1,80 en bloc fusionné, donc stable. C'est le garde-fou
direct contre le collapse de géocodage. Le script correspondant n'est pas encore dans
scripts/ : il vit dans un fichier temporaire et doit être porté, ou intégré comme
chunk du chapitre.
ZMPP, 7 communes DTM : Port-au-Prince HT0111, Delmas HT0112, Carrefour HT0113, Pétion-Ville HT0114, Cité Soleil HT0117, Tabarre HT0118, Croix-des-Bouquets HT0131.
La première phrase du § 4.1 annonce « les trois hypothèses de recherche formulées au chapitre 1 ». Dans le plan à six chapitres, le chapitre 1 est la revue de littérature : les hypothèses sont formalisées au chapitre 2 et rappelées au chapitre 3 § 3.2.3. À corriger en même temps que la décision sur le doublon Ch. 2 / Ch. 3 § 3.2 (Ch. 2, révision 01).
Le chapitre 3 § 3.3.3 annonce 5 928 événements et 14 004 fatalités sur 42 communes depuis 2022. Le chapitre 4 § 4.2.3 calcule le Gini de concentration de la violence « sur les 40 communes ayant enregistré au moins un événement ». L'écart peut être légitime, les deux comptages ne portant pas nécessairement sur la même fenêtre ni sur le même appariement au fond de carte, mais il n'est pas expliqué. Deux chiffres proches et différents dans le même mémoire attirent la question. À vérifier et, si l'écart est réel, à justifier d'une demi-phrase.
Ce que le chapitre ne dit pas
- H1b n'est pas testée. Le décrochage est documenté par ses corrélats, typologie et cartes de résidus, mais l'interaction violence × sévérité d'accès n'a pas été estimée. La part respective de l'immobilité contrainte et de la sous-mesure reste inconnue.
- Les retours ne sont pas modélisés. Le DTM les documente et leur ampleur a fortement augmenté sur la dernière période. L'analyse porte sur la génération et l'accueil, pas sur le solde.
- La durée du déplacement est absente. Rien ne distingue une installation durable d'un passage.
- La violence est un comptage d'événements. Un barrage routier et un massacre y pèsent également, faute d'une pondération par la gravité qui serait cohérente entre les deux mesures d'ACLED.
- La présence humanitaire est un décompte d'organisations, pas un volume d'assistance ni un montant engagé.